Les apiculteurs doivent alerter les autorités sur les troubles des abeilles

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Plusieurs produits phytopharmaceutiques responsables de la surmortalité des abeilles pourraient être prochainement interdits à la vente en France.

Les abeilles sont les premières victimes de la dégradation d'un environnement, principalement en cas de recours à des pesticides. L'affaiblissement et la surmortalité des colonies d'abeilles mais aussi des pollinisateurs sauvages, constituent le premier niveau d'alerte de la perturbation de notre écosystème.

Aussi, sur recommandation du rapport Saddier, l'Etat a décidé d'adapter le dispositif officiel de suivi des troubles des abeilles, instauré dans les années 80, en décrivant un nouveau dispositif de surveillance et de gestion des troubles des abeilles.

Le dispositif repose sur le signalement de tout trouble, par les apiculteurs, auprès des Directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations, au moyen du formulaire annexé à la note de service du 6 juin 2012 du ministère de l'Agriculture et de l'agroalimentaire. Ces dernières recensent l'ensemble des cas qui leur sont signalés mais concentrent leurs actions sur la détection des 4 maladies réputées contagieuses et du syndrome des "mortalités importantes de printemps, d'été et d'automne".

Les résultats de l'enquête permettront d'identifier les pratiques agricoles consistant en l'utilisation des produits phytopharmaceutiques aboutissant à des intoxications aiguës, afin de les interdire, comme cela a déjà été le cas dans le passé pour certains insecticides.

Rappelons que les apiculteurs, ou tout propriétaire ou détenteur de ruches, doivent par ailleurs effectuer, dans un délai d'un mois après l'installation ou la prise de possession de ruches, une déclaration obligatoire annuelle de leur rucher, dès la 1ère ruche, auprès de la direction départementale en charge des services vétérinaires dont dépend la commune d'installation.
Cette déclaration doit se faire au moyen du formulaire Cerfa n°13995*01, et comprendre les informations suivantes : quels sont les différents ruchers, quel est leur emplacement et leur nombre, pratique éventuelle de la transhumance (en mentionnant le site de transhumance), et pratique éventuelle de la vente d'essaims, de reines ou de colonies.

© 2012 Net-iris

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